LES HUMBLES

Ce livre est sorti en version numérique aux éditions Hugues de Queyssac. Si vous souhaitez un exemplaire papier merci de me contacter.

Il y eut quelques héros. Il y eut quelques salauds. Mais surtout la masse anonyme de ceux qui firent le gros dos dans la tempête : Les humbles.

Un lecteur a dit

Bonsoir. Samedi dernier vous m’avez dédicacé votre livre. Je viens de le terminer, et je vous remercie ainsi que le hasard de m’avoir permis de me plonger dans cette époque et avec de simples personnes. Quand mon papa parlait de la guerre, sans tristesse d’ailleurs, je gardais mes distances, je n’arrivais pas a m’imaginer qu’il ai pu vivre cela, je suppose que c’était trop douloureux, je l’ai compris en lisant votre livre. Il était en champagne a Avenay Val d’Or. Merci pour votre livre. Cordialement…

Synopsis

Un homme provoque une colonne allemande avec un pistolet à bouchon. Une femme vole des billets de banque dans l’armoire d’un QG allemand. Sa fille mange un kilo entier de pommes de terre crues au fur et à mesure qu’elle les pèle…J’étais enfant lorsque ma mère et ma grand-mère évoquaient ces vieux souvenirs datant de l’Occupation. A l’époque elles vivaient à Roubaix. Ma mère avait neuf ans quand les troupes allemandes envahirent la ville. Au même âge je trouvais ces souvenirs extraordinairement romanesques, au sens premier du terme, c’est-à-dire dignes d’être racontés à travers des mots imprimés et offerts à la lecture du plus grand nombre.Pour enrichir et compléter les histoires vécues par ma mère et ma grand-mère je me suis rendu dans la région lilloise et dans le sud de la Belgique pour recueillir d’autres anecdotes de la bouche de celles et de ceux qui vécurent leur enfance à cette époque.En mélangeant ces différentes sources j’ai « reconstitué », à travers huit histoires, le quotidien d’une mère célibataire et de sa fille boiteuse.Ce livre n’est donc pas à proprement parlé une biographie, mais plutôt un hommage guidé par ce devoir de mémoire, toujours nécessaire.Un hommage à tous les humbles, à ces gens anonymes et ordinaires qui, sans acte de bravoure éclatant ni complaisance coupable envers la tyrannie, eurent à cœur de survivre dans la dignité et sans trahir cette noblesse particulière au cœur humain qui s’obstine à se transmettre, de génération en génération, malgré les guerres et tous les arbitraires.

Exrait

… Puis une voix bien connue résonna sur le Boulevard. Une voix terrible et tranchante comme un couteau de cuisine. Celle de sa mère. « Ne touche pas à ça, c’est empoisonné. Remonte ! ». On disait aussi cela des allemands : ils donnaient aux enfants français de la nourriture frelaté.Germaine emplissait de toute sa rondeur le petit balcon du salon, dominant de son énergie et de son courroux le boulevard tout entier. Un tramway passa en brinquebalant, cachant quelques secondes le visage congestionné de Germaine aux yeux de Mauricette et de Hans. Puis le soldat allemand s’avança vers l’immeuble en évitant de justesse un tandem lancé à pleine vitesse. Quand il fut presque sous le balcon il leva la tête. « Pas empoisonné Madame, pas empoisonné ». Et pour preuve il mordit à belles dents dans le sandwich et en avala ostensiblement un bon morceau sans presque le mâcher, au grand dam de Mauricette qui voyait son trésor lui échapper en partie…

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