CE LIEN SUBTIL QUI UNIT DIEU AU RATON LAVEUR

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Solo humoristique joué plus de cent fois en région et à Paris. Grand Prix des lecteurs de la Dépêche du Midi dans le cadre du Printemps du Rire 2005.

Tarif : 800 euros (vous pouvez voir l’intégralité du spectacle en cliquant sur le lien ci-dessous).

On a beau se faire une raison, une philosophie, le temps s’écoule comme le sable entre les doigts et nous sommes tôt ou tard rattrapés par la conscience aiguë de notre finitude. Au tournant de la cinquantaine l’heure n’est pas encore aux bilans, mais tout de même à quelques interrogations. Dans la solitude de son appartement, avec pour seule compagnie sa propre lucidité, on revoie le film de sa vie comme sur un écran en cinémascope et l’on se dit que le scénario n’est pas tout à fait celui que l’on prévoyait. Il y a les échecs, les regrets, les amours perdues, beaucoup d’espoirs déçus. Et puis cette sensation d’être si dérisoire face à l’immensité de l’univers et aux desseins de Dieu, dont l’existence reste de surcroît sujette à caution. Voilà donc de quoi philosopher. Alain Régus le fait avec un humour à la fois féroce et touchant, à la manière un peu désenchantée d’un Woody Allen téléporté de Manhattan au quartier Matabiau. Ou à la façon d’un clown triste desprogiens qui ne peut s’empêcher d’ironiser sur l’ironie de la vie. Alors les mots sont là comme une catharsis. Ce personnage les adore, il s’en délecte, en fait une arme contre l’épaisseur du vide. L’humour est ici une forme de transcendance, de sublimation et de thérapie. Mais surtout il témoigne de cette tendresse viscérale pour l’être humain, malgré ses peurs et ses lacunes. Ce lien subtil qui unit Dieu au raton laveur est donc une suite de considérations philosophico-humoristiques, un drôle d’exutoire à la pensée, un spectacle qui à l’élégance d’un joyeux désespoir…

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